Et si on avait rien compris à la maladie ?

En naturopathie, nous avons une vision complètement différente de la maladie par rapport à la médecine conventionnelle. Et il est important de bien comprendre le sens de la maladie (mal-à-dit) afin de mieux l’appréhender, sans peur, pour aller vers un état de santé véritable.

La vision allopathique de la maladie:

La médecine conventionnelle (allopathique) considère que l’origine de la maladie provient de l’extérieur. Nous « tombons » malade par la faute d’un microbe, virus ou bactérie qui passait par là et qui provoque un ou plusieurs symptômes. Nous développons un cancer, du diabète, une maladie auto-immune, un peu à cause de notre mode de vie mais surtout par la faute à « pas de chance » ou à notre héritage…

Cette vision nous déresponsabilise totalement face à cette « agression », on se retrouve démuni, ce qui engendre la peur et surtout nous rend dépendant du « hasard » et des « remèdes » (médication chimique ou chirurgie) apportés par l’allopathie.

Que dit la naturopathie ?

En naturopathie, nous « devenons » malade lorsque notre terrain, ou nos humeurs comme disaient les anciens c’est à dire tous les liquides de notre corps (sang, lymphe, liquides intra et extra cellulaires), est encrassé et que l’homéostasie ne peut plus être assurée. L’homéostasie est la capacité de notre corps à toujours conserver nos constantes physiologiques (température, tension artérielle, pH sanguin, sécrétions d’hormones, glycémie…) stables quelque soit l’environnement. Lorsque l’homéostasie est assurée alors c’est la pleine santé. S’il y a déséquilibre, la maladie survient alors. Vous savez déjà que nous sommes composé d’environ 65% à 70% d’eau (à la naissance, ce pourcentage atteint même 78 % ). Toutes nos cellules baignent dans l’eau, sont composées d’eau et c’est encore les liquides qui alimentent nos cellules en nutriments. On imagine bien que si ces liquides contiennent des éléments toxiques, nos cellules vont moins bien fonctionner.

http://www.futura-sciences.com

Pour le naturopathe, la maladie (le « mal à dit ») est une expression du corps qui nous alerte d’un déséquilibre, d’un dysfonctionnement de notre organisme. Il est donc important de bien analyser et comprendre le symptôme afin d’agir sur la cause et non juste de le faire taire.

Je vais reprendre l’image que Thierry Casasnovas utilise souvent:

Lorsque vous roulez en voiture, si le voyant de la jauge à essence s’allume vous avez 2 choix. Soit vous prenez en compte cette alerte et vous décidez de vous arrêter quelques minutes pour aller faire le plein vous permettant de repartir de plus belle. Soit, vous donnez un grand coup sur le voyant lumineux pour qu’il se casse. Il ne s’allume alors plus et vous continuez à rouler… jusqu’à la panne sèche. Il faudra alors faire appel à une dépanneuse et vous allez perdre encore plus de temps.

Face à un symptôme (fièvre, toux, nez qui coule, douleur, constipation…), c’est pareil. Soit vous décidez masquer le signal d’alarme (antipyrétiques (qui fait baisser la fièvre) , antitussif, laxatif…) en prenant le risque que le symptôme réapparaisse plus tard sous la même forme ou d’une autre façon, parfois plus violemment, ou de façon chronique. Soit vous en cherchez la cause pour traiter le problème définitivement.

Notre corps est intelligent et il a cette fameuse capacité d’autoguérison. Pour cela, il a besoin de vitalité.

Lorsque l’énergie vitale est suffisante, le corps va chercher par tous les moyen d’expulser les déchets et toxines vers l’extérieur, à travers les émonctoires: le couple foie-intestins, les reins, les poumons, la peau et l’utérus pour les femmes. Cela va se manifester par des maladies aiguës souvent très fortes mais plutôt de courte durée: forte fièvre, maladies ORL, diarrhées, cystites, eczéma…

Cette force vitale, on la remarque très bien chez les jeunes enfants qui ont en général une très bonne vitalité et qui font des violentes poussées de fièvres, des éruptions cutanées (typique des maladies infantiles), des maladies intenses et parfois impressionnantes (bronchiolite, rhino-pharyngite , diarrhées…). Ils vont être complètement à plat, vont refuser de s’alimenter, vont beaucoup dormir… pendant 2/3 jours puis ils récupèrent toute leur énergie et ça repart comme si de rien n’était.

En grandissant, les symptômes moins violents mais durent plus longtemps, ou les « maladies » se font plus rares… Souvent on s’en réjouit… à tord. Car c’est peut être que notre corps n’a plus suffisamment d’énergie (à cause de notre hygiène de vie, notre environnement et à force de médication anti-symptomatique) pour se nettoyer et se réparer de lui même. Plutôt que d’expulser hors de lui les déchets et toxines qui nous rendent malade, il va les stocker là où ça gène le moins les organes vitaux dans un premier temps. De crises aiguës, on passe progressivement à des maladies chroniques (notre corps a moins d’énergie et nos organes assurent moins bien leur rôle) puis dégénératives ou lésionnelles (là les cellules des organes sont endommagées).

Comment s’encrasse-t-on ?

Les sources de déchets sont multiples et peuvent être endogènes ou exogènes:

👉Par une digestion trop compliquée et trop longue, créant fermentations et putréfactions, notre corps produit lui même des toxines créant inflammations et porosités intestinales. Les toxines traversent alors la barrière intestinale et passant directement dans le sang.

👉 Le stress est un grand pourvoyeurs de déchets, d’acidité provoquant l’inflammation.

👉 Tous les toxiques que l’on ingère via l’alimentation: alcaloïdes (alcool et les excitants comme le café, thé, chocolat…), produits ultra transformés que notre corps ne sais plus/pas traiter, pesticides, additifs alimentaires, antibiotiques que l’on retrouve dans les viandes et le lait, l’eau du robinet (on retrouve la encore des traces de médicaments, nitrates, chlore, métaux lourd…), produits toxiques contenu dans les emballages plastiques, boites de conserves…

👉 Les toxiques de notre environnement: pollution de l’air, produits d’hygiènes et d’entretiens non naturels…

👉 Il faut aussi tenir compte de l’aspect émotionnel et spirituel: les chocs émotionnels, émotions négatives non digérées, la déprime, les idées fixes, le sens de la vie…

👉 Et puis on ne fait pas grand chose pour aider notre corps dans son processus d’élimination. On ne transpire pas assez (voir même on bloque la transpiration par des déodorants chimiques) et on ne fait pas assez d’exercices physiques (merci la sédentarité).

Lorsque tout va bien, notre corps sait de lui même gérer les excès, se détoxifier, se réparer, se régénérer. On ne s’en rend pas compte mais notre corps est constamment en détox 😉 Mais lorsque la quantité de déchets / toxines est supérieure à celle que nos émonctoires peuvent gérer alors la machine s’emballe et met en place d’autres mécanismes pour expulser tous ces déchets: fièvre, rhume, toux, diarrhée, eczéma… En naturopathie, on appelle ça des « crises curatives » que l’on va accompagner alors que les médecins allopathes appellent ça des « maladies » qu’ils vont éradiquer, c’est à dire qu’ils vont bloquer le symptôme, on à l’impression d’être « guéri » mais en fait on a juste empêché de faire sortir ce que le corps considérait mauvais pour lui. Pas étonnant donc de se retrouver, en vieillissant, poly-médicamenté voir avec un ou plusieurs organes en moins. On appelle ça le « système de santé ». Mais ne devrait on pas appeler ça le « système de maladie » ???

Que propose la naturopathie ?

Le naturopathe ne va pas vraiment s’intéresser au symptôme. Tel Sherlock Holmes, il va rechercher la cause du dérèglement, il va regarder la ou les sources d’encrassement et de déséquilibre. Grâce à ses cures et techniques (nutrition, diététique, exercice physique, gestion du stress et des émotions, hydrologie, plantes, huiles essentielles…), le naturopathe va aider et soutenir le corps dans son travail d’élimination, il va chercher à renforcer certains organes ou au contraire en soulager d’autres. Dans un premier temps, les symptômes peuvent être plus forts ou d’autres peuvent apparaître. C’est un processus normal et il vaut mieux le savoir pour comprendre et accepter. On peut toutefois soulager si un symptômes est devient trop gênant. Après cette « petite » crise curative, qui peut être plus ou moins longue, en 1 fois ou en plusieurs fois, c’est un retour à la santé véritable qui s’opère (à condition de rester dans une hygiène de vie adaptés).

Allopathie et naturopathie, 2 disciplines complémentaires.

La naturopathie et l’allopathie ne s’opposent pas. Elles ont toutes les deux leurs places et sont complémentaires.

La médecine allopathique est bien évidemment indispensable. Elle est fantastique dans toutes les situations d’urgences, lors de douleurs intenses, en cas d’accident, lorsque la chirurgie est nécessaire, en cas de maladies lésionnelles (c’est à dire lorsqu’un organe n’est plus en mesure d’assurer sa fonction – bien que dans certains cas une régénération est toujours possible) etc…

Je le rappelle toujours mais vous ne devez en aucun cas arrêter un traitement en cours sans l’avis d’un médecin et seul un médecin peut faire un diagnostique.

La naturopathie, c’est avant tout faire de la prévention pour rester longtemps en bonne santé et elle est formidable pour cela. Elle accompagne aussi efficacement les maladies aiguës et chroniques.

Si la médecine allopathique conventionnelle et la naturopathie travaillaient plus en collaboration (ce qui se fait de plus en plus même si c’est encore très timide), alors on pourrait véritablement espérer vivre longtemps en bonne santé, c’est à dire sans être dépendant de médicaments ou d’appareillages, avoir toute sa tête, être autonome et mourir de notre belle mort naturelle (bah oui car on va bien mourir un jour… du moins notre corps physique 💫 )

J’espère que cet article vous a plu et vous a éclairé sur le sens de la maladie et le rôle de la naturopathie.

Si vous le souhaitez, c’est avec joie, passion et bienveillance que je vous accompagne dans votre démarche de santé et de mieux être. Vous trouverez toutes les infos sur la page Consultations et je reste disponible pour toute question en commentaire sous ce post, par mail ou en MP sur mes réseaux sociaux.

« Existe-t-il pour l’homme un bien plus précieux que la santé ? » Socrate

Vous êtes précieux ! Prenez soin de vous !

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